Quelques conseils pour commencer
Je te propose de prier aujourd’hui avec les versets 10-16 du chapitre 49 du livre d’Isaïe (la première lecture du mercredi de la 4ème semaine de carême, le lectionnaire s’arrête au verset 15, tu peux t’arrêter là ou aller jusqu’au verset 16).
Une fois encore, avec une humble persévérance, pose-toi dans un lieu calme. Bloque-toi une demi-heure pour l’oraison, mets ton téléphone en mode avion. Prends une icône ou une croix ou quelque chose qui soutienne ton regard.
Enveloppe-toi dans un lent signe de croix. Tu peux te mettre à genoux pour signifier ton abandon à l’amour de Dieu… mais tu ne tiendras sans doute pas 30 min à genoux… alors n’hésite pas ensuite à changer de position.
La lecture d’aujourd’hui est une invitation à revenir à l’amour de Dieu… y revenir et y revenir encore. Tel est le sens de notre carême.
Commence par invoquer l’Esprit-Saint pour lui confier ta prière. Puis lis ce passage, une ou deux fois. Laisse toi arrêter par l’Esprit sur les versets qu’il t’indiquera plus particulièrement. Ecoute ce que Dieu te dit. Et n’hésite pas à lui répondre du fond de ton cœur. Accueille aussi le silence. Les lignes qui suivent te proposent des pistes de méditation… mais ce n’est qu’un support.
Contenu de la méditation
1. Dieu t’aime. Infiniment.
Une femme peut-elle oublier son enfant ? Je ne t’oublierai pas dit le Seigneur.
Le verset 16, qui n’est pas dans la lecture de la messe, ajoute « je t’ai gravée sur les paumes de mes mains, j’ai toujours tes remparts (il s’adresse à Jérusalem) devant les yeux ».
Dieu a tatoué ton nom, ton visage, sur la paume de ses mains. Il t’aime d’un amour tendre, comme l’amour d’une mère, d’un amour viscéral, d’un amour qui donne la vie.
Reprends conscience de cet amour. Et mesure toutes les fois où tu as vécu sans en avoir conscience… où tu as ignoré et méprisé l’amour de Dieu.
Quelles sont mes montagnes ?
Les montagnes vont devenir un chemin. C’est un thème biblique fréquent. Ce qui est infranchissable va devenir au contraire un lieu de passage.
Et toi dans ta vie ? Qu’est-ce qui te semble trop lourd ? Qu’est-ce qui est infranchissable ? des peurs ? des péchés ? des habitudes ?
Qu’est-ce qui t’éloigne de Dieu ?
Le Seigneur ne t’a pas abandonnée.
Malgré cela, malgré ces montagnes, malgré le découragement peut-être, Dieu ne t’a pas abandonnée. Parfois tu as pu le penser… avoir l’impression que Dieu, dont tu as fait l’expérience brûlante dans le passé, était « passé à autre chose » ou qu’il avait « mieux à faire » qu’à s’occuper de toi et de tes problèmes. Mais Dieu ne t’a pas abandonnée redit Isaïe.
Nous marchons vers Pâques. Il faut refaire le chemin avec le Christ. Entendre le cri du Christ sur la croix.
Dieu ne t’a pas abandonnée.
Ta vocation. Redire oui.
« Je t’ai façonné, établi, pour que tu sois l’alliance du pays ». En relisant ces versets 8 et 9, souviens toi que les grâces que tu as reçues de Dieu sont aussi un appel. Tu as reçu une vocation, pour que l’amour de Dieu rayonne autour de toi.
Dans ta vie, sur ton lieu de travail, dans tes lieux d’engagement, dans ta famille, dans ta paroisse, etc. Des gens ont soif d’amour. Des gens autour de toi ont besoin d’entendre l’évangile, de sentir la bonté de Dieu pour eux. Ils sont les « captifs » qui aspirent à sortir à la lumière.
Redis à Dieu le oui par lequel tu as répondu à son appel. Du fond de ton cœur, choisis à nouveau ton Dieu.
C’est la grâce de Dieu qui est à l’œuvre.
« Lui, plein de compassion, les guidera, les conduira vers les eaux vives ». C’est rassurant. Dieu ne te demande pas de conduire toi-même son peuple, les rachetés, les sauvés, par les sentiers escarpés. C’est « Lui » qui les conduit. Lui, Dieu… par son Esprit de Sainteté.
C’est toujours la grâce de Dieu qui est à l’œuvre… bien plus que tes efforts. Dieu attend simplement de toi un acte de foi. Seigneur, je veux me laisser conduire par Toi.
Dieu ouvre un chemin dans la montagne.
Alors tu verras que Dieu ouvre un chemin dans la montagne. La montagne paraît immense, infranchissable. Pourtant Dieu t’y conduit, et le chemin s’ouvre devant toi… alors que tu ne le voyais pas. Ce qu’il faut pour franchir une montagne c’est mettre un pied devant l’autre… chaque jour recommencer.
Dieu attend de toi l’humble fidélité. Le reste, c’est sa grâce qui le réalisera. Car il t’aime.
Conclusion de l’oraison
Conclus cette oraison en accueillant simplement l’amour de Dieu pour toi et pour ce monde. Laisse toi aimer. Ouvre les bras pour accueillir l’amour.
Puis tu peux prier par exemple le Notre-Père, lentement, en donnant du poids aux mots.
Et te confier à la prière de Notre-Dame.
A la semaine prochaine !