Oraison guidée – 12ème semaine (Annonciation)

Oraison guidée – 12ème semaine (Annonciation)

Quelques conseils pour commencer

Aujourd’hui, je te propose de méditer, une fois n’est pas coutume, à partir de l’évangile de ce mercredi, l’évangile de l’annonciation (Lc 1, 26-38).

Commence par te poser dans un lieu où tu pourras prier au calme pendant 30 min, prépare ce dont tu auras besoin puis coupe ton téléphone. Tu peux faire le choix de prier dans la nature (dans le jardin ou ailleurs), mais attention on peut parfois se laisser distraire plus facilement.

St Ignace invite à commencer l’oraison en demandant à Dieu une grâce que tu désires vraiment, pour creuser ton désir profond.

Lis 2 ou 3 fois ce récit de l’annonciation, que tu connais sans doute déjà assez bien. Essaie d’imaginer la scène (on appelle cela la « composition » dans la théologie spirituelle : mettre en place le décor). Que faisait Marie avant l’arrivée de l’ange ? où se trouve-t-elle ? comment est-elle habillée ? Quelle forme peut bien prendre l’apparition de l’ange (peut-être qu’il ne ressemble pas aux beaux blonds de nos peintures !) Quelle est la réaction de Marie ?

Contenu de la méditation

Comblée de grâce.

En quoi cela s’applique à toi aussi ? Reprends conscience que tu as été comblée de grâces par le passé. Fais en mémoire. Fais surtout une action de grâces pour tous les dons reçus de Dieu.

Sois sans crainte.

Tu arrives à l’oraison avec tous tes soucis. Dépose les devant Dieu. Cela ne veut pas dire qu’ils ne sont rien, cela veut dire que tu choisis, librement, d’avancer avec Dieu.

La confiance du chrétien n’est pas le quiétisme, hérésie qui consiste à ne plus se soucier de rien, à ne plus s’attacher à rien, à vouloir être sans désirs en ce monde (ni même le désir de Dieu). Dieu t’appelle à t’engager dans le monde, à servir, à porter du fruit. De ta vocation découle sans doute de nombreuses responsabilités, des soucis. Tu portes de nombreuses choses dans ton cœur, pour toi, pour tes enfants, etc. Choisis, une fois de plus, de marcher avec Dieu, de lui faire confiance. La promesse de Dieu est plus grande que tout ce que tu peux imaginer.

Fils du Très-Haut

Voilà une promesse inouïe ! Ton fils sera appelé Fils du Très-Haut dit l’ange à Marie. Devant ce mystère, nous avons envie de nous prosterner, d’adorer.

Contemple aussi le détachement de Marie. Dieu t’associe à son œuvre… mais on ne dira pas : « admirez le fils de Marie ». On dira « c’est le Fils de Dieu ».

Seigneur, me voici pour faire ta volonté, pour participer à ton œuvre de salut. Non pas moi Seigneur, mais Toi.

Rien n’est impossible à Dieu

Comment cela va-t-il se faire ? Voilà que Marie échappe à la naïveté du quiétisme. Elle prend la mesure de l’impossible. Et pourtant elle fait confiance à Dieu. La grandeur de la liberté se trouve là : décider, une fois encore, de faire confiance à Dieu… tout en sachant qu’à vue humaine c’est impossible.

Confie à Dieu tes situations impossibles. Celles de ton entourage. Celles du monde.

Elisabeth ta cousine

Les grâces que Dieu te donnent ne sont pas pour toi seule. Dieu t’a comblé de grâces, pour que le monde autour de toi accueille la puissance de sa grâce et que dans la vie des autres aussi l’amour rayonne.

Je suis la servante du Seigneur

Contemple l’humilité de Marie. Elle aurait pu « prendre la grosse tête » devant cette vocation inouïe. Elle se place au contraire dans la longue tradition biblique des serviteurs de Dieu.

Elle consent à se laisser dérouter de ses projets. Elle choisit Dieu. Elle s’efface par amour.

Seigneur, je t’offre tous les moments de cette semaine. Apprends moi à m’effacer par amour. Apprends moi à ne pas me mettre au centre, à me laisser dérouter de mes projets.

L’ange la quitta

On passe souvent un peu vite sur ce dernier verset. L’unique apparition de l’ange à Marie. Dieu ne quitte pas Marie. Mais il s’en remet à elle, à sa liberté, à son intelligence, à sa conscience, à son imagination. Il n’y aura pas d’ange pour lui dire s’il faut faire dormir son bébé sur le dos ou sur le ventre. Il n’y aura pas d’ange pour lui dire que Joseph trouvera un travail en Egypte. Il n’y aura pas d’ange pour la rassurer quand son enfant aura de la fièvre. Il n’y aura pas d’ange pour la guider quand son adolescent sera perdu dans Jérusalem.

L’ange la quitta. Marie est une femme comme toi, qui cherche à faire la volonté de Dieu avec toutes les facultés que Dieu lui a donné.

Fiat. Reviens à l’origine de ta vocation.

Fiat, c’est en latin l’expression que l’on traduit en français « qu’il me soit fait selon ta parole » (fiat mihi secundum verbum tuum). Fiat, c’est l’adhésion de Marie à sa vocation.

Reviens à ta propre vocation. Dieu t’a appelée et tu as répondu à son appel. Il est bon de le rechoisir à nouveau, de lui redire ta disponibilité pour être à son service toi aussi, aujourd’hui et tous les jours de ta vie.

Conclusion de l’oraison

Une fois l’ange parti, quelle est la réaction de Marie ? Reprend-elle la tâche qu’elle faisait avant ? Va-t-elle parler à quelqu’un ? prier ?

Et toi ?

A la semaine prochaine !

NB. La semaine prochaine, c’est la semaine sainte. Voilà 12 semaines que je propose ce parcours d’oraison guidée. Je vois une vingtaine de connexion par semaine sur le site de l’oraison guidée. Est-ce que c’est une aide pour toi ? Est-ce que cela a un intérêt de poursuivre au-delà de Pâques et jusqu’à l’été ? N’hésite pas à donner ton avis en commentaire !